Adrien Abauzit répond à l’A.F.S.N

mercredi 15 novembre 2017 | Actualités | 0 commentaires

Avant la conférence qu’il animera le Samedi 2 décembre à Paris, Adrien Abauzit répond aux questions de l’A.F.S.N

Hugues Bouchu, de l’A.F.S.N :
– À la lecture de votre livre «La France divisée contre elle-même », il semblerait que vous ayez eu ou que vous avez encore une sympathie militante pour la monarchie, pouvez vous nous ont parler?

Dans la mesure où la monarchie a fait rayonner la France d’un point de vue spirituel, culturel, politique, artistique et militaire, je discerne mal comment un Français non renié peut être insensible à l’œuvre de nos rois. Par contraste, qu’a-fait la République ? Elle a défrancisé la France, que ce soit par la déchristianisation, l’immigration-invasion (dixit Giscard), l’avortement, la repentance et j’en passe. Tandis que la monarchie voulait que les âmes aillent au ciel, que propose la République ? De payer une dette irremboursable et de refouler la culture française afin de « vivre ensemble ». Le contraste est sans appel. Jugeons l’arbre aux fruits.

– Votre livre est aussi et surtout un livre qui s’adresse à la jeunesse… Vous vous adressez à elle, notamment aux pages 210 et 211, pour dénoncer cette République qui tue ses enfants. Pouvez-vous nous en dire plus ?

Dans l’absolu je m’adresse à tout le monde. Si je m’adresse en premier lieu à la jeunesse, c’est hélas, surtout, parce que j’ai constaté par expérience que les baby-boomers sont, permettez-moi la formule, « inguérissables ». J’entends par là, complètement intoxiqués par l’idéologie dominante, malgré une réalité qui l’infirme au quotidien. Parallèlement, outre que la jeunesse est pour une grande part innocente de la situation dans laquelle la France se trouve, les idées que je qualifierai de contre-révolutionnaires progressent chez elle malgré un conditionnement républicain de plus en plus intense. Première victime de la République et du mondialisme, très naturellement, la jeunesse est le premier pan du peuple français à s’en détacher. Ceci étant, je ne l’idéalise pas, car je parle ici d’une minorité qui, bien que grandissante, pèse encore peu d’un point de vue politique face aux masses lobotomisées.


– Vous détricotez l’Histoire que nos enseignants ont su nous « raconter » comme une fable au service des intérêts de la République. Or, nous découvrons à chaque page de votre livre une Histoire que nos élites ne souhaiteraient pas divulguer. Pourtant, cette Histoire nous montre que ceux-là même qu’elle veut servir, n’ont eu aucune souveraineté ni hier ni aujourd’hui. Encore moins le peuple… Pouvez-vous nous relater quelques faits qui le démontrent ?

Pour résumer les choses en une formule, je dirais que la République nous apprend à penser contre la France, à penser contre nous-même. Cela passe en premier lieu par un récit historique sciemment mensonger. Dans mon ouvrage, je démine ce subterfuge antifrançais par deux biais. D’un point de vue général, en relisant l’histoire de France à travers le clivage entre la France et l’Antifrance et d’un point de vue plus particulier, en remettant à l’endroit l’action véritable du maréchal Pétain lorsqu’il était au pouvoir.

– Vous nous parlez aussi de l’Antifrance, celle qui s’inscrit dans la logique des Droits de l’Homme. Vous dites « Antifrance », autour de laquelle s’organiseraient des réseaux animés par l’Hyperclasse nomade. Pouvez vous être plus explicite ?

En 1789, les élites traditionnelles de la France, en raison de leurs fautes et de leur tiédeur, ont été renversées par une nouvelle élite, acquises aux Lumières. Tant par conviction que par intérêt, cette nouvelle oligarchie a besoin de défaire la France, car pour faire la République – qui dans leur esprit est un pays et non un simple régime politique –, il faut défaire la France. A l’époque du mondialisme triomphant, les partisans de l’anthropologie républicaine se sont naturellement donnés à lui, car par le mondialisme, la décomposition de la France non seulement se poursuit, mais s’accélère. Il y a une parfaite continuité entre la déchristianisation de la IIIème République, et l’immigration-invasion des IVème et Vème République. Très naturellement, la nomenclature républicaine s’est donc enserrée dans des réseaux anglo-mondialistes, dont la French american foundation est le plus visible, mais ceci n’est que la partie émergée de l’Iceberg. Ces réseaux sont le plus généralement informels et se gardent bien de faire connaître au grand public leur activité.


– Enfin,pensez-vous inéluctable la sortie de ce carcan de l’individualisme et du matérialisme, souhaitable pour réconcilier la France unie et non divisée ?

J’appelle et j’œuvre à la reconquête des esprits. Cela passe par un retour de la France au catholicisme (à ne pas confondre avec la religion conciliaire) et la constitution de nouveaux réseaux d’influence parallèlement aux réseaux d’influence déjà existants. La création de nouveaux corps intermédiaires est pour cela une étape nécessaire, car un peuple atomisé est inerte (c’est la grande leçon des œuvres d’Augustin Cochin). Il n’y a rien d’inéluctable, mais si les Français hermétiques à la République se retroussent enfin les manches et sortent de la passivité, nous y arriverons sans difficulté. Pourquoi une telle certitude ? Car nous avons tous les outils entre les mains : nous avons la vérité, le talent, le bon goût, le bon sens, la jeunesse, les grâces du Bon Dieu et la motivation, choses dont nos adversaires sont en réalité dépourvus. Ces derniers ne tiennent que parce qu’ils sont sous perfusion de l’argent et des médias de l’oligarchie. Il existe une dynamique en faveur de l’héritage culturel et spirituel de la France. Elle est encore trop faible pour changer les choses, mais elle est grandissante et conquérante. A nous par nos efforts de lui donner une traduction spirituelle, politique, économique, culturelle et médiatique.

Informations sur la conférence ICI

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