Jean à Romain Guérin

jeudi 8 décembre 2016 | La correspondance de Jean | 0 commentaires

Jean

Bien avant la lecture de ton livre, son titre, le journal d’Anne-France, a accompagné mes pensées. Je dirais même qu’il a agité mon imagination qui cherchait à percer son secret. Je supposais un rapport intime entre son auteur et la France. Je voulais découvrir et démêler ses liens mystérieux et charnels que je devinais et qui causaient mon trouble.

Mon imagination était toute entière absorbée par cette approche exclusive lorsque je me suis aperçu, à la découverte des premières lignes, que j’avais manqué l’évidence. Anne-France désigne aussi un prénom !

Romain Guérin

Le rôle d’un titre varie en fonction de la nature de l’ouvrage qu’il désigne.

Pour un recueil de poème ou un roman, le titre est un nom qui est tourné vers l’essence du livre, il doit dire avec le plus de concision possible ce qu’il est. Peiner à donner un titre à son ouvrage, c’est s’avouer à soi-même que l’on ne sait pas très bien ce que l’on a écrit ; prise de conscience terrible qui chez un écrivain honnête doit conduire à la destruction sur le champ du manuscrit maudit indigne du baptême.

Pour un essai ou un pamphlet, le titre est une adresse à un public susceptible d’être intéresser par ce qu’il dit, défend ou attaque. En tant que nom, « Le journal d’Anne-France » est un titre idoine – puisqu’il désigne bien ce que mon livre est, c’est-à-dire le journal intime d’une femme qui s’appelle Anne-France – mais ce titre, je l’avoue bien volontiers, est simple et sans génie. En tant qu’adresse en revanche, c’est, si j’ose dire, un titre fabuleux. Pourquoi le taire, « Le journal d’Anne-France » fait explicitement référence au « Journal d’Anne-Franck » et ce évidemment pour attiser la curiosité du lecteur qui au fond de lui est toujours attiré par le blasphème, mais pas seulement.

Mon livre est une prosopopée de la France bafouée et son but est de toucher l’âme des français et des françaises pour que leur cœur aliéné guérisse et se mette naturellement à aimer leur pays avant qu’il ne périsse avec eux de leur infidélité coupable et funeste.

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