Romain Guérin, Le journal d’Anne-France

Noté 4.86 sur 5 basé sur 7 notations client
(7 avis client)

14,00 

Au delà d’un témoignage sur le quotidien d’une vieille dame perdue dans la solitude et l’indigence, ce journal est aussi le récit bouleversant de la vie tourmentée d’une femme – amante éphémère, nièce fidèle et mère trop peu de temps – qui a vécu peut-être plus que toute autre, les épreuves et les dérèglements de son époque.

Au fil des pages, la diariste raconte l’histoire inédite et terrible d’une nation qui s’enfonce dans les abîmes plus vite qu’une génération d’homme et de femme ne met pour mourir, de telle sorte que la vie d’Anne-France et l’histoire de France semble à la lecture ne faire plus qu’un.

156 pages

Ouvrage imprimé en France
Ouvrage livrable à l’étranger 

UGS : 9791097438012 Catégorie :

Description

Je m’appelle Anne-France, Marie, Geneviève, Jeanne, Razaveth. Je vais mourir bientôt et je n’ai pas peur. Je meurs sans angoisse et dans la joie d’éviter l’humiliation ultime des maisons de retraite, véritables mouroirs pour ancêtres gênants, authentiques camps de concentration pour vieillards surnuméraires…

Découvrez le nouveau roman de Romain Guérin, Du mardi 21 mai 2013 au mercredi 12 juin 2013, Anne-France a tenu un journal intime jusqu’à ses derniers instants.

Au delà d’un témoignage sur le quotidien d’une vieille dame perdue dans la solitude et l’indigence, ce journal est aussi le récit bouleversant de la vie tourmentée d’une femme – amante éphémère, nièce fidèle et mère trop peu de temps – qui a vécu peut-être plus que toute autre, les épreuves et les dérèglements de son époque.

Au fil des pages, la diariste raconte l’histoire inédite et terrible d’une nation qui s’enfonce dans les abîmes plus vite qu’une génération d’homme et de femme ne met pour mourir, de telle sorte que la vie d’Anne-France et l’histoire de France semble à la lecture ne faire plus qu’un.

156 pages

Ouvrage imprimé en France
Ouvrage livrable à l’étranger 

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A propos de l'auteur

Diplômé en philosophie morale et politique, Romain Guérin ne trouve réellement son compte que dans l’écriture et les ballades à travers les restes de la France. Exceptée la littérature, tout métier pour lui n’est qu’alimentaire et détestable.

Ma vertu préférée
Le sens de la justice.

Le principal trait de mon caractère
Le réalisme.

La qualité que je préfère chez les hommes
La générosité.

La qualité que je préfère chez les femmes
La capacité à modérer leur hystérie.

Mon principal défaut
Une tendance à l’aboulie. La sincérité.

Ma principale qualité
Ma bonhommie. La sincérité.

Ce que j’apprécie le plus chez mes amis
Leur bienveillance.

Mon occupation préférée
Rire.

Mon rêve de bonheur
Sortir de l’esclavage.

Quel serait mon plus grand malheur ?
Que les gens que j’aime ou votre serviteur, meurent avant d’être lassés de la vie.

A part moi-même qui voudrais-je être ?
Celle à qui je fais l’amour.

Où aimerais-je vivre ?
Dans un petit château médiéval.

La couleur que je préfère
Celle du feu.

La fleur que j’aime
La lavande.

L’oiseau que je préfère
Le poulet de Bresse.

Mes auteurs favoris en prose
Vincenot, Balzac, Barjavel, Edgar Allan Poe, Brasillach.

Mes poètes préférés
Verlaine, Baudelaire, Gautier.

Mes héros dans la fiction
Edmond Dantès, Cyrano.

Mes héroïnes favorites dans la fiction

Mes compositeurs préférés
Chopin, Satie, Schubert, Vivaldi.

Mes peintres préférés
William Turner, Edouard Detaille.

Mes héros dans la vie réelle
Les pompiers, les urgentistes et les proctologues.

Mes héroïnes préférées dans la vie réelle
Les mères pas trop indignes.

Mes héros dans l’histoire
Saint Louis, le Grand Ferré, Jeanne d’Arc.

Ma nourriture et boisson préférée
Le cochon en son entier et dans toutes ses préparations. L’eau fraîche quand j’ai soif.

Ce que je déteste par-dessus tout
Les cosmopolites, les avares et les pharisiens, sans distinction de sexe, de race et de religion.

Le personnage historique que je n’aime pas
Staline.

Les faits historiques que je méprise le plus
Ceux qui se prétendent tels alors qu’ils ne sont qu’obscènes balivernes.

Le fait militaire que j’estime le plus
Repousser l’envahisseur.

La réforme que j’estime le plus
La réémigration.

Le don de la nature que je voudrais avoir
Voler.

Comment j’aimerais mourir
De mon vivant si possible.

L’état présent de mon esprit
Migraineux comme trop souvent.

La faute qui m’inspire le plus d’indulgence
La faute de goût.

Ma devise
Force, honneur et abnégation.

Extrait

Je m’appelle Anne-France, Marie, Geneviève, Jeanne, Razaveth. Je vais mourir bientôt et je n’ai pas peur. Je meurs dans angoisse et dans la joie d’éviter l’humiliation ultime des maisons de retraite, véritables mouroirs pour ancêtres gênants, authentiques camps de concentration pour vieillards surnuméraires.

Mais je meurs un peu furieuse. Les comédiens rêvent de mourir sur scène d’où le mythe de la fin héroïque de Molière, leur saint patron. En revanche, jamais à ma connaissance un écrivain n’a rêvé de mourir sur son bureau, la tête gisante sur sa feuille blanche ou sur le clavier de sa machine à écrire. Moi qui ne suis pas écrivain, c’est la mort que j’ai choisie.

Ecrire jusqu’à en mourir.

7 avis pour Romain Guérin, Le journal d’Anne-France

  1. Note 5 sur 5

    chris tophe

    Hâte de recevoir mon exemplaire !

  2. Note 5 sur 5

    Fabrice

    Bonjour Romain, voila j’ai fini de lire le journal, excellent j’ai adoré ce mélange de roman imprégné de poésie. Tout simplement magique, j’en ai bu chaque mot, chaque phrase, chaque métaphore….tu es un virtuose de l’écriture et tout est tellement sensé. Bravo et au plaisir de te relire a travers des » bisous noirs » peut être. Merci pour cette pure délectation.

  3. Note 5 sur 5

    Clément (client confirmé)

    Il m’est impossible de m’arrêter de lire, à mesure que je tourne les pages d’une main tremblotante, mon coeur se retrouve transpercé par l’histoire d’Anne-france.
    Je ne crois pas avoir jamais été aussi bouleversé!
    Un grand merci à Romain Guérin !

  4. Note 5 sur 5

    Pascale (client confirmé)

    Livre commandé vendredi matin, reçu samedi (merci à Jean !) et dévoré le jour même.
    Des personnages d’une profonde humanité, une langue superbe, beaucoup de poésie (dans tous les sens du terme), le livre de Romain Guérin est un joyau rare qui laisse dans le cœur une petite empreinte qui ne s’effacera pas de sitôt.
    En le lisant, je me disais que notre pays compte sans doute un très grand nombre d’Anne-France de toutes générations, mais combien d’entre elles seraient capables de poser sur leurs souffrances un regard aussi lucide sans « auto-mutilation » mentale ?
    Il convient à tous ceux qui ont aimé ce livre de le faire connaître autour d’eux ; par sa forme romanesque, il pourrait bien dessiller quelques yeux encore trop aveuglés par les lumières psychédéliques de notre monde moderne.
    Meilleurs vœux à Romain, à Adrien et à Jean, merci pour votre combat, et longue vie aux Editions Altitude !

  5. Note 5 sur 5

    FORTEL Steve (client confirmé)

    Réellement bien écrit, dans le style des auteurs du début du siècle dernier, avec le souci du détail qui nous plonge dans l’univers d’Anne France. L’impressionnant est que l’on s’identifie aux humeurs et sentiments d’Anne France. Nous souffrons et aimons en même temps qu’elle raconte son histoire.
    Replongez dans la France des années 40, la France de l’après-guerre et la France des trente glorieuses avec le récit d’une française vraie, gentille et amoureuse comme notre vieille France en enfanta et, par la grâce de Dieu, en enfante encore !

  6. Note 5 sur 5

    Alexis (client confirmé)

    Vivement la suite !

  7. Note 4 sur 5

    Mucha V (client confirmé)

    Livre commandé
    Aussitôt fait aussitôt reçu .
    Même si je ne connais que très peu l’evrivain je remercie Rue89 Lyon de par un article lié à ce livre , je me suis juré de le lire pour ne pas tomber dans justement le totalitarisme édicté par des critiques acerbes ,qui en deviennent plus qu’inquiétantes .
    La critique sulfureuse à l’encontre de l’auteur récompensé par un prix , m’a poussé je l’avoue à franchir le cap de la commande . ( contre pub par la critique )
    Le livre est bouleversant , cruel par certains côtés qui restent hélas le constat amer de tous les maux de notre société .. égoïsme , malveillance, déni des valeurs , rejet des racines , oubli des vertus , antipathie pour le beau , et fermer le sincère , la foi , l’iintuitif si fermement,que ce livre est un hymne à changer au quotidien notre façon d’Etre.
    Très beau livre
    Dont je pense de relire très vite ..
    échos d’amertumes poétiques sonnantes et trébuchantes dans les tripes …

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